Dans un secteur de l’optique en pleine mutation, la formation est un enjeu clé. L'opticien d'aujourd'hui doit maîtriser à la fois des compétences en santé, techniques et humaines, tout en intégrant les enjeux de gestion d'entreprise.
Face à ces exigences, les opticiens s'investissent dans leurs magasins dans la formation des alternants et des nouveaux collaborateurs, afin de transmettre des compétences concrètes et adaptées aux réalités du métier. Une démarche qui vient combler les lacunes de la formation initiale actuelle : c'est ce que nous expliquent Marion et Solène, dirigeante et collaboratrice (sous enseigne en marque propre à la Roche-Sur-Yon (85)), dans la vidéo ci-dessus.
Plus de détails dans la vidéo en haut de page.
Une réforme devenue indispensable
Face à cette réalité, la formation actuelle, centrée sur le BTS opticien-lunetier, a montré ses limites.
Créé en 1954 et réformé en 1997, ce diplôme ne reflète plus pleinement les réalités du secteur : explosion des usages numériques et des troubles visuels associés, progression de la myopie, vieillissement de la population ou encore intégration de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle. Le métier a évolué, mais pas le diplôme.
L'ambition du ROF est partagée par d'autres acteurs de la filière : faire évoluer la formation vers le grade licence (Niveau 6)
Le ROF défend une réforme ambitieuse et très attendue des opticiens : faire évoluer le cursus vers un modèle universitaire Licence-Master-Doctorat.
Une évolution qui permettra de renforcer la formation sur les connaissance et les compétences en santé et de répondre aux attentes des étudiants, dont une majorité poursuit déjà ses études après le BTS.
En mobilisant les professionnels et en dialoguant avec les pouvoirs publics, le ROF agit pour construire une formation à la hauteur des enjeux de santé visuelle.
[Vidéo] Le point de vue du ROF sur l'évolution de la formation des opticiens.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur Rassemblementopticiens.fr.
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Pour quoi faire ? Notre métier se fait déjà remplacer par des vendeurs de chemises faisant des formations de quelques jours alors à quoi bon vouloir faire évoluer notre diplôme ? Nous différencier des simples vendeurs ? Une reconnaissance tardive de l'erreur d'avoir fait rentrer des commerciaux dans nos magasins au titre de la rentabilité, au détriment de l'éthique d'un opticien ?
Reconnaître officiellement les optométristes permettrait déjà d'avoir des opticiens beaucoup plus axés sur la santé, leur reconnaissance est déjà un Mont Blanc à gravir et maintenant ce syndicat saute cette étape et souhaite directement s'attaquer à un Everest...
Nous allons droits dans le mur et ce n'est pas ce genre de proposition qui sauvera métier, il y a d'autres choses à faire avant
C'est très bien mais je ne me sens pas plus concerné que ça (mais j'ai certainement tort).
Par contre, à quel moment nos syndicats vont-ils s'intéresser aux plateformes qui imposent des tarifs "du marché" que personne ne connaît (pas même eux !) ?
A quel moment, vont-ils défendre un élément central du commerce : un commerçant est libre de fixer ses prix en fonction de ses frais généraux, et de la valeur qu'il donne à son travail ?
A quel moment vont-ils aller voir le ministère pour mettre à jour les tarifs imposés du 100% Santé (j'ai en effet, constaté une légère augmentation de l'inflation ces dernières années) ?
Quand ?
Est-ce qu’il existe un syndicat qui défend réellement les intérêts des opticiens ? Ou va-t-il falloir en créer un ?
MANQUE D’ATTRACTIVITÉ DE LA PROFESSION ?
Est-ce le même ROF QUI S'OPPOSE à l’extension d’un accord salaire qui compense uniquement la perte de pouvoir d’achat des opticiens salariés sur les 2 dernières années?